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L'Airsoft


L'opposé du jeu n'est pas le sérieux mais la réalité..

Sigmund FREUD

Les origines

Originaire du Japon, l'Airsoft est un proche cousin du Paint-Ball. Il demande pour le pratiquer l'utilisation de répliques d'armes, à la différence près que l'Airsoft est bien moins puissant (de l'ordre de 0,7 à 2 joules maximum, contre 10 joules pour le Paint-Ball).

Les munitions utilisées ne sont également pas les même, une réplique d'Airsoft projette des billes de 6mm en plastique biodégradable contrairement au lanceur de Paint-Ball qui projette une grosse bille de peinture également biodégradable.

Le physique des répliques est lui aussi nettement différent, en effet pour l'Airsoft ce sont des copies conformes aux armes réelles, et c'est d'ailleurs pour cette raison que l'Airsoft est un sport très réglementé, et commence à se développer en France, mais il est bien moins reconnu que le Paint-Ball. L'Airsoft est quant à lui nettement bien développé aux Etats-Unis, en Angleterre, au Japon et en Chine.

Les répliques

Il existe différents types de répliques, les plus connues sont,

  • les Spring : système ressort à réarmement manuel.
  • les GBB (Gaz Blow Back) : système de propulsion à gaz avec mouvement mécanique.
  • les NBB (Non Blow Back) : système de propulsion à gaz sans mouvement mécanique.
  • les AEP (Automatic Electric Pistol) : réplique de poing avec système de propulsion électrique.
  • les AEG (Automatic Electric Gun) : certainement les répliques les plus répandu avec les GBB. Ce sont des répliques longues qui fonctionne à l'aide de batteries.
  • les GBBR (Gaz Blow Back Rifle) : système de fonctionnement identique aux GBB sur des répliques plus longues.

L'esprit

Cette activité très conviviale se joue sur la base du fair-play, de l'honnêteté et de la confiance. En effet, contrairement à au Paintball, il n'y a pas de traces visibles sur les joueurs touchés, c'est donc les joueurs qui se dénoncent eux-même.

L'Airsoft développe les capacités de réaction rapide, réflexion, stratégie, tactique et bien entendu de l'amusement.

Il est important d'avoir une certaine maturité et c'est pour cette raison que l'Airsoft n'est pas accessible à tous, il faut avoir un minimum de 14 ans pour les répliques de 0.07 joules et moins, puis 18 ans pour les répliques entre 0.08 et 2 joules.

La sécurité

Pour pratiquer cette activité, l'équipement obligatoire est le port d'un dispositif de protection oculaire homologuées (norme CE, NF classe EN 166 type : A ou B). Les lunettes sont un minimum, cependant un masque intégral est vivement recommandé.

Le port de vêtement ample (treillis) est conseillé afin que les billes ne fassent pas d'hématomes sur la peau du joueur.

Les puissances des répliques sont définies par un règlement propre à chaque structure organisatrice sans jamais dépasser les limites fixées par la loi (soit 2 joules en France).

Pour ne créer aucune confusion, les répliques doivent être transportées dans des mallettes ou des sacoches en dehors du terrain de jeu.

Les terrains

L'Airsoft peut se pratiquer sur tous types de terrains dès lors que celui-ci est sécurisé, par exemple :
- Terrain urbain (usine ou bâtiment désaffectée, entrepôt abandonné ...),
- Terrain naturel (champ, forêt ...).

Sur les terrains naturels il est possible de rajouter des modules (murs de pneus, barricades et obstacles en tous genres) pour l'améliorer suivant les scénarios choisis.

La législation

L'airsoft est régis par le Décret 99-240 du 24 Mars 1999 relatif aux conditions de commercialisation de certains objets ayant l'apparence d'une arme à feu, dont voici un extrait :
- Article 1 : L'offre, la mise en vente, la vente, la distribution à titre gratuit ou la mise à disposition à titre onéreux ou gratuit des objets neufs ou d'occasion ayant l'apparence d'une arme à feu, destinés à lancer des projectiles rigides, lorsqu'ils développent à la bouche une énergie supérieure à 0,08 joule et inférieure ou égale à 2 joules, sont réglementées dans les conditions définies par le présent décret.
- Article 2 : La vente, la distribution à titre gratuit à des mineurs ou la mise à leur disposition à titre onéreux ou gratuit des produits visés à l'article 1er du présent décret sont interdites.

Le port d'un uniforme en France est réglementé par les articles suivants du code pénal :
- Article 433-14 : (législatif, Ordonnance nº 2000-916 du 19 septembre 2000 art. 3 Journal Officiel du 22 septembre 2000 en vigueur le 1er janvier 2002) : Est puni d'un an d'emprisonnement et de 15000 euros d'amende le fait, par toute personne, publiquement et sans droit : 1º De porter un costume, un uniforme ou une décoration réglementés par l'autorité publique ; 2º D'user d'un document justificatif d'une qualité professionnelle ou d'un insigne réglementés par l'autorité publique ; 3º D'utiliser un véhicule dont les signes extérieurs sont identiques à ceux utilisés par les fonctionnaires de la police nationale ou les militaires.
- Article 433-15 : (législatif, Ordonnance nº 2000-916 du 19 septembre 2000 art. 3 Journal Officiel du 22 septembre 2000 en vigueur le 1er janvier 2002) : Est puni de six mois d'emprisonnement et de 7500 euros d'amende le fait, par toute personne, publiquement, de porter un costume ou un uniforme, d'utiliser un véhicule, ou de faire usage d'un insigne ou d'un document présentant, avec les costumes, uniformes, véhicules, insignes ou documents distinctifs réservés aux fonctionnaires de la police nationale ou aux militaires, une ressemblance de nature à causer une méprise dans l'esprit du public.
- Article R645-1 : (réglementaire) : Est puni de l'amende prévue pour les contraventions de la 5e classe le fait, sauf pour les besoins d'un film, d'un spectacle ou d'une exposition comportant une évocation historique, de porter ou d'exhiber en public un uniforme, un insigne ou un emblème rappelant les uniformes, les insignes ou les emblèmes qui ont été portés ou exhibés soit par les membres d'une organisation déclarée criminelle en application de l'article 9 du statut du tribunal militaire international annexé à l'accord de Londres du 8 août 1945, soit par une personne reconnue coupable par une juridiction française ou internationale d'un ou plusieurs crimes contre l'humanité prévus par les articles 211-1 à 212-3 ou mentionnés par la loi nº 64-1326 du 26 décembre 1964.
Les personnes coupables de la contravention prévue au présent article encourent également les peines complémentaires suivantes :
1º L'interdiction de détenir ou de porter, pour une durée de trois ans au plus, une arme soumise à autorisation,
2º La confiscation d'une ou de plusieurs armes dont le condamné est propriétaire ou dont il a la libre disposition,
3º La confiscation de la chose qui a servi ou était destinée à commettre l'infraction ou de la chose qui en est le produit,
4º Le travail d'intérêt général pour une durée de vingt à cent vingt heures.
Les personnes morales peuvent être déclarées responsables pénalement, dans les conditions prévues par l'article 121-2, de l'infraction définie au présent article.
Les peines encourues par les personnes morales sont :
1º L'amende, suivant les modalités prévues par l'article 131-41,
2º La confiscation de la chose qui a servi ou était destinée à commettre l'infraction ou de la chose qui en est le produit.
La récidive de la contravention prévue au présent article est réprimée conformément aux articles 132-11 et 132-15.

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